Moein MONTAZERI, Les aspects des recherches génétiques comportementales et la question des droits fondamentaux

Titre de la thèse

 « Les aspects des recherches génétiques comportementales et la question des droits fondamentaux»

Mots clés et Concepts fondamentaux définissant le projet

Génétique comportementale, Droits fondamentaux, Discrimination génétique, Homosexualité, Comportements antisociaux, Liberté individuelle, stigmatisation   

Les aspects des recherches génétiques comportementales et la question des droits fondamentaux

 Suite aux progrès récents dans le domaine médical et biotechnologique, des défis éthiques et juridiques se sont opposés à cette science, ce qui, outre des menaces des voies publiques, a mis en danger l’estime et la valeur de l’espèce humaine comme la liberté individuelle et l’intégrité humaine, etc. De ce fait, il est du devoir des spécialistes du domaine éthique et juridique de faire des recherches et de trouver l’origine de ce fléau. Une des sciences qui a récemment soulevé beaucoup de débats et de questions parmi les criminologues, les psychologues et les sociologues, est la génétique comportementale qui malheureusement a été moins étudiée du point de vue de l’éthique et de juridique. Depuis l’apparition de la génétique comportementale, il semble que les découvertes et les résultats obtenus de cette nouvelle branche de la science de la génétique aient influencé les activités quotidiennes des chercheurs et des spécialistes dans le domaine de la santé mentale et d’éthique, des avocats, des juges et d’autres personnes liées aux systèmes juridiques. La génétique comportementale est une science qui approfondit l’effet des facteurs héréditaires et environnementaux sur l’apparition des comportements personnels et sociaux des individus aussi bien que l’impact de l’expression des gènes sur la formation du caractère. Autrement dit, contrairement aux autres recherches médicales dont le but est l’identification des raisons des maladies et des techniques pour y remédier, le but de l’essai génétique du comportement est de détecter le quotient intellectuel, les raisons d’apparition des comportements surtout les comportements antisociaux et l’orientation sexuelle, donc ses aspects et défis éthiques ainsi que juridiques peuvent être plus étendus.

Connaissance des risques génétiques et environnementaux peuvent conduire à d’éventuelles conséquences sociales et psychologiques de l’individu. Socialement, la connaissance de tests génétiques comportementaux peut conduire à la stigmatisation et la discrimination ainsi que la violation des droits fondamentaux au sein de la communauté. Refusant de se soumettre à des tests génétiques comportementaux ainsi que le choix de subir un test génétique peut aussi bien conduire à la discrimination et la stigmatisation des sujets concernés selon les normes courantes sociales concernant l’acceptation et l’utilisation de la technologie. En outre, la connaissance des résultats des tests peuvent conduire à la marginalisation de l’individu de la société ordinaire en vertu de l’orientation sexuelle, des comportements antisociaux et des risques sanitaires identifiés. La discrimination peut être sous la forme de la privation des droits fondamentaux ou de refus d’assurance santé, de l’emploi et du droit à l’éducation ou de l’acceptation sociale simple. En particulier, la connaissance du risque de maladie ou des caractéristiques du comportement peuvent être abusées par les prestataires de l’assurance maladie, les employeurs et les autorités des milieux d’apprentissage et dans certain cas par les autorités de sécurité et judiciaire, à refuser des personnes d’emploi, des avantages et des indemnités et da couverture médicale ou d’assurance santé et de droit à l’éducation ainsi que de la liberté individuelle.

Ainsi qu’on a mentionné ci-dessus, les aspects éthiques et juridiques ainsi que les risques des recherches génétiques comportementales sont plus étendus; pour clarifier le débat, on va se référer à quelques exemples. Il existe trois raisons qui augmentent les risques menaçant des droits fondamentaux des sujets concernés :

  1. 1.   Le nombre des participants et des sujets concernés

Des participants dans la recherche génétique comportementale sont plus nombreux que ceux d’autres expérimentations et recherches médicales. Le nombre des participants et des sujets concernés est l’un des facteurs importants qui augmente la possibilité de la violation et de la restriction des droits fondamentaux des personnes soumises aux tests génétiques comportementaux en comparaison des autres tests médicales. Les généticiens comportementaux examinent un grand nombre de population statistique afin d’obtenir un résultat assurant. Par exemple, dans le premier stade d’une recherche qui a été appliquée par les chercheurs et les généticiens de l’université de Caroline du nord, intitulée « ADD HEALTH », plus de 90,000 lycéens de 132 lycées, ont été étudiés. Par conséquent, les risques d’application de ce test peuvent aboutir aux dommages irréparables pour les sujets concernés. Plus les participants d’un examen médical ou génétique sont nombreux, plus le niveau de la violation de leur sphère privée augmente. Autrement dit, un examen génétique dont les participants sont nombreux, demandera plus de mesures de sécurité et de surveillance en vue de protection des droits par rapport aux tests ayant un nombre moins élevé de participants.

  1. 2.   Les facteurs considérés dans les recherches génétiques comportementales 

Dans les recherches génétiques comportementales, l’attaque contre la vie privée et l’intimité des participants est plus probable et les conséquences négatives de la violation de la confidentialité des données génétiques sont plus sérieuses; car les généticiens comportementaux, en sus des facteurs génétiques, analysent des environnements partagés et non-partagés parmi les enfants et les jumeaux d’une famille. Par exemple, la situation économique et sociale de la famille est un environnement partagé. L’environnement non-partagé, il s’agit des environnements qui ne sont pas communs parmi les enfants, comme les groups amicaux. Le fait de recueillir des informations sur les caractéristiques génétiques, l’environnement de la vie et la situation social et économique des sujets concernés augmente considérablement le taux de la mise en péril de leurs droits fondamentaux. Alors, fouiller la vie privée des sujets concernés afin de dépister les origines des comportements ou des caractères personnels pourrait menacer de nombreux droits fondamentaux.

  1. 3.   Etude des caractéristiques comportementales antisociales et homosexuelles

Contrairement aux autres recherches médicales et génétiques dont le but d’application est de détecter les raisons des maladies héréditaires et de trouver les méthodes afin d’y remédier, l’objectif des recherches génétiques comportementales est de diagnostiquer les origines des caractéristiques comportementales et l’orientation sexuelle, spécialement les comportements antisociaux et l’homosexualité. Le fait que la découverte d’une maladie spécifique entraine de la discrimination contre une personne est moins probable que celui d’une caractéristique comportementale ou caractérielle. Pour être plus précis, si les résultats d’un examen de la génétique comportementale montrent qu’une personne a des tendances sexuelles envers son propre sexe, cela pourrait avoir des conséquences très négatives pour elle, en particulier dans les sociétés homophobes. Cela s’avère aussi pour des comportements antisociaux, c’est -à- dire si l’on prouve qu’une personne a des tendances génétiques pour commettre un crime ou faire de la violence, cela aboutirait à limiter sa liberté afin de protéger la société de ses comportements antisociaux.

Il existe plusieurs préoccupations d’ordre éthique et juridique au cours du test et de la recherche génétique comportementale sur les comportements antisociaux et l’orientation sexuelle. En ce qui concerne les comportements antisociaux, la plus importante préoccupation est l’abus des résultats des recherches génétiques comportementales. Sujet pourrait impliquer la restriction des droits fondamentaux tels que la privation de la liberté individuelle et la circulation libre des sujets concernés dans la société, uniquement à cause d’une tendance génétique à  la commission d’un comportement qui est inacceptable et désagréable du point de vue de la société et du législateur. Derrière ces préoccupations est le fait que, même dans nos sociétés contemporaines, les lesbiennes, les gays et les bisexuels font l’objet d’une discrimination généralisée et de la désapprobation sociale. Dans ce contexte, nous sommes préoccupés par l’histoire particulièrement horrible de l’utilisation d’une telle recherche. Beaucoup de personnes homosexuelles ont été contraintes de subir les traitements afin de changer leur orientation sexuelle, tandis que d’autres ont choisi de les subir pour échapper à l’homophobie de la société. Les répercussions négatives de la recherche génétique comportementale sur l’orientation sexuelle, en particulier dans les sociétés homophobes font aussi partie des préoccupations récentes des chercheurs.

 

Objectifs:

Le but de la réalisation de ce projet est de vérifier juridiquement et éthiquement les risques potentiels, les défis juridiques et les encadrements ainsi que le champ d’application des recherches génétiques comportementale à l’égard du public, des droits fondamentaux des sujets concernés et des participants ayant l’orientation homosexuelle et la tendance des comportements antisociaux. Nous traiterons également des méthodes et des solutions juridiques pour les soutenir envers de la stigmatisation, des discriminations génétiques et sociales et de protéger leurs droits fondamentaux comme la liberté individuelle, la confidentialité des données génétiques et le droit à l’éducation. Et finalement, nous chercherons à présenter des mesures juridiques afin de défendre des droits fondamentaux de ces sujets concernés.

hypothèses dérivées de la recherche

Une hypothèse primordiale qui se pose au début, c’est d’admettre que les résultats des recherches de la génétique comportementale représentent potentiellement certains dangers pour les droits fondamentaux des participants dans ces examens, si on arrive à prouver qu’ils ont génétiquement la capacité des comportements antisociaux ou bien qu’ils ont la tendance à l’homosexualité. Les danger les plus importants qui pourront éventuellement menacer ces personnes, sont la stigmatisation, la discrimination génétique et sociale et, les pénalisations sociales très graves telles que l’exclusion ou la marginalisation de la société et même de la famille, la mise en danger de la liberté individuelle, la privation des droits civils et des sanctions pénales et sociales de ces participants sans qu’ils aient commis aucun comportement agressif ou antisocial et uniquement en raison d’avoir la tendances à l’homosexualité ou à la délinquance et la capacité génétique pour les comportements antisociaux. Les droits fondamentaux qui sont le plus souvent aptes à ignorer dans ces examens sont la privation de la personne de sa liberté individuelle et de droit à l’éducation, la limitation de sa libre fréquentation dans la société et plus particulièrement sa vie privée et sa confidentialité.

 

 

 

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